Charles Baudelaire – Bénédiction

13. September 2008

Dieser Artikel liegt schon seit ein paar Tagen in meinem Entwürfe-Ordner. Mir wollte einfach kein knackiger Anfang einfallen. Also mache ich das, was alle Anfangseinfallslosen in einem solchen Falle tun: Ich flüchte mich auf die Meta-Ebene.

Tja, hier oben angekommen, ist die Luft dann doch etwas dünn. Ich könnte jetzt stundenlang über die Unmöglichkeit des Anfangs schreiben, aber im Interesse der Leser lasse ich das mal bleiben. Also wieder runnerjehüppt von de Meta-Ebene.

Was ich eigentlich sagen wollte: Ich bin bei meinen letzten Streifzügen durch die europäische Poesie auf Herrn Baudelaire gestoßen. Jaaaaaaaja, alter Hut, werden die einen sagen. Ist ja richtig, is ja richtig, der Gute ist ja nun wirklich kein Geheimtipp, was nichts daran ändert, dass ich erst vor kurzem wirklich auf seine Poesie gestoßen bin. Und wie das so passierte, kam ich direkt an einem anderen Nicht-Geheimtipp vorbei, der mir vorher nur dunkel bekannt war: Wikisource. Jene Seite also, auf der man diverse Klassiker aus Poesie, Epik, Philosophie und wasweißichnoch als Volltext abrufen kann. Schickschick. Und dort (genaugenommen hier) stürzte ich mich auf das opus magnum von Herrn Baudelaire, die Fleurs du mal. (Außerdem habe ich noch eine sehr ansprechend gestaltete PDF-Version unter CC-Lizenz gefunden.) Das erste „richtige“ Gedicht des Zyklus hat es mir dann direkt angetan:

Charles Baudelaire

LES FLEURS DU MAL

Spleen et idéal

I. — Bénédiction

Lorsque, par un décret des puissances suprêmes,
Le Poëte apparaît en ce monde ennuyé,
Sa mère épouvantée et pleine de blasphèmes
Crispe ses poings vers Dieu, qui la prend en pitié :

— « Ah ! que n’ai-je mis bas tout un nœud de vipères,
Plutôt que de nourrir cette dérision !
Maudite soit la nuit aux plaisirs éphémères
Où mon ventre a conçu mon expiation !

Puisque tu m’as choisie entre toutes les femmes
Pour être le dégoût de mon triste mari,
Et que je ne puis pas rejeter dans les flammes,
Comme un billet d’amour, ce monstre rabougri,

Je ferai rejaillir ta haine qui m’accable
Sur l’instrument maudit de tes méchancetés,
Et je tordrai si bien cet arbre misérable,
Qu’il ne pourra pousser ses boutons empestés ! »

Elle ravale ainsi l’écume de sa haine,
Et, ne comprenant pas les desseins éternels,
Elle-même prépare au fond de la Géhenne
Les bûchers consacrés aux crimes maternels.

Pourtant, sous la tutelle invisible d’un Ange,
L’Enfant déshérité s’enivre de soleil,
Et dans tout ce qu’il boit et dans tout ce qu’il mange
Retrouve l’ambroisie et le nectar vermeil.

Il joue avec le vent, cause avec le nuage,
Et s’enivre en chantant du chemin de la croix ;
Et l’Esprit qui le suit dans son pèlerinage
Pleure de le voir gai comme un oiseau des bois.

Tous ceux qu’il veut aimer l’observent avec crainte,
Ou bien, s’enhardissant de sa tranquillité,
Cherchent à qui saura lui tirer une plainte,
Et font sur lui l’essai de leur férocité.

Dans le pain et le vin destinés à sa bouche
Ils mêlent de la cendre avec d’impurs crachats ;
Avec hypocrisie ils jettent ce qu’il touche,
Et s’accusent d’avoir mis leurs pieds dans ses pas.

Sa femme va criant sur les places publiques :
« Puisqu’il me trouve assez belle pour m’adorer,
Je ferai le métier des idoles antiques,
Et comme elles je veux me faire redorer ;

Et je me soûlerai de nard, d’encens, de myrrhe,
De génuflexions, de viandes et de vins,
Pour savoir si je puis dans un cœur qui m’admire
Usurper en riant les hommages divins !

Et, quand je m’ennuierai de ces farces impies,
Je poserai sur lui ma frêle et forte main ;
Et mes ongles, pareils aux ongles des harpies,
Sauront jusqu’à son cœur se frayer un chemin.

Comme un tout jeune oiseau qui tremble et qui palpite,
J’arracherai ce cœur tout rouge de son sein,
Et, pour rassasier ma bête favorite,
Je le lui jetterai par terre avec dédain ! »

Vers le Ciel, où son œil voit un trône splendide,
Le Poëte serein lève ses bras pieux,
Et les vastes éclairs de son esprit lucide
Lui dérobent l’aspect des peuples furieux :

— « Soyez béni, mon Dieu, qui donnez la souffrance
Comme un divin remède à nos impuretés
Et comme la meilleure et la plus pure essence
Qui prépare les forts aux saintes voluptés !

Je sais que vous gardez une place au Poëte
Dans les rangs bienheureux des saintes Légions,
Et que vous l’invitez à l’éternelle fête
Des Trônes, des Vertus, des Dominations.

Je sais que la douleur est la noblesse unique
Où ne mordront jamais la terre et les enfers,
Et qu’il faut pour tresser ma couronne mystique
Imposer tous les temps et tous les univers.

Mais les bijoux perdus de l’antique Palmyre,
Les métaux inconnus, les perles de la mer,
Par votre main montés, ne pourraient pas suffire
À ce beau diadème éblouissant et clair ;

Car il ne sera fait que de pure lumière,
Puisée au foyer saint des rayons primitifs,
Et dont les yeux mortels, dans leur splendeur entière,
Ne sont que des miroirs obscurcis et plaintifs ! »

[Quelle: fr.wikisource.org]

(Wers mit der langue de Molière nicht so hat: Auf WikiCommons gibt es auch einen Scan der von Stefan George angefertigten Übersetzung ins Deutsche.)

Sicher, Herr Baudelaire (bzw. das lyrische Ich; ich setz das hier mal verbotenerweise gleich) ergeht sich sich vorzüglich in Selbstmitleid und Nörgelei. Der Dichter, das von seiner Welt verstoßene Individuum, blablabla, keiner versteht ihn, erst im Himmel findet er seinen Platz blablubb. Ja, das klingt langweilig, ist es aber nicht. Und diese Sprache, diese Bilder. Die Phantasie wird direkt angeregt (ganz im Gegensatz etwa zur Poesie eines Jorge Guilléns), man muss sich beim Lesen einfach die keifernde Mutter vorstellen, wie sie, wahrscheinlich auf irgendeinem dreckigen Pariser Fischmarkt – Das Parfum lässt grüßen – die Hände emporstreckt, flucht und beschließt, ihr Kind aus Vergeltung gegen Gott ganz und gar rabenmütterlich zu behandeln. Oder die spätere Frau des Dichters, die sich zunächst besingen und verehren lässt, um ihn dann bei aufkommender Langeweile einfach so fallenzulassen.

In meinen Ohren klingt das Gedicht trotz des teilweise arg unappetitlichen Inhaltes durchweg wie wunderschöne, leicht beschwörerische Musik (ein Audio findet sich hier). Das ist wohl eine Eigenheit der französischen Sprache, dass sie trotz ekligster Inhalte auf uns Deutsche immer süßlich klingt, was meiner Meinung nach aber der Ausdrucksstäre keinen Abbruch tut. In dieser Hinsicht steht das Französische wahrscheinlich genau dem Deutschen gegenüber. Zumindest sind wohl einige nichtdeutsche Muttersprachler der Meinung, im Deutschen könne man die schönsten Sachen sagen und es klinge immer noch wie ein Fluchen. Bestätigendes oder Gegenteiliges dazu könnt ihr, wie auch alles andere, gerne in den Kommentaren hinterlassen…

P.S.: Eine weitere Übersetzung der Fleurs du Mal ins Deutsche – in diesem Fall von Therese Robinson – findet sich beim Projekt Gutenberg.

Eine Antwort to “Charles Baudelaire – Bénédiction”

  1. […] Ni siquiera volar Prog Rock, Uni, Berlin und andere Schweinereien « Charles Baudelaire – Bénédiction […]

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